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Anne en vacances (partie 1) .
C'était
le début de l'été et j'appréhendais
de plus en plus ces vacances. Imaginez ma vie jusque là ! Mon père avait veillé sur sa famille tel un patriarche. Richissime entrepreneur reconverti avec réussite à la politique, il avait assuré l'argent, le bien-être, le confort et délégué à ma mère toutes les tâches annexes. Elle n'avait qu'à gérer maison, et enfant. L'enfant, c'était moi. J'ai été donc élevée selon des principes rigoureux, bourgeois et catholiques; un cadre bien défini, régi par des règles strictes, duquel, sage fillette, je n'ai pas un seul instant songé à m'échapper. Même au temps du lycée, où je fis la connaissance de Sophie, une amie plutôt délurée; ses multiples aventures m'amusaient plus qu'elle ne m'incitaient. Je me contentais de ses récits, en rêvant dans la tiédeur douillette de mes draps. Puis les années Fac, sans révolte. Et le mariage avec Marc, évident. Marc ? Je l'ai connu dès ma naissance. Il a 4 ans de plus que moi. C'était le fils du bras droit de mon père, son fidèle ami. Issu d'une famille toute aussi engluée de principes, il avait travaillé toute son enfance et son adolescente pour pouvoir embrasser une situation professionnelle prometteuse, dans laquelle il s'investissait "tout naturellement". Pour cette carrière, nous avions emménagé un bel appartement dans une résidence cossue, loin de nos parents. Pour elle non plus, je ne travaillais pas; en effet, le salaire de Marc nous convenait largement et je n'avais plus qu'à veiller à notre confort, en attendant d'avoir des enfants pour le bonheur de mon époux et de nos parents. Seulement, je restais seule toutes ces trois longues années, si ce n'est que la compagnie de Marc ou les nombreuses allées et venues de mes parents ou beaux-parents. Mon moral cédait, ma lassitude empirait. Jusqu'à ce jour où tout craqua. Famille et amis se réunissaient à la villa pour
fêter le départ de mes beaux-parents, Après
quoi il était convenu que Marc et moi restions pour
les trois semaines suivantes. Marc m'avait appris l'avant-veille
qu'il ne pouvait prendre qu'une semaine de congés car
indispensable à la bonne marche de son travail. Deux
semaines de solitude n'avaient rien pour me réjouir.
L'oncle Jo participait à cette fête. Joyeux luron
devant l'éternel, farceur, il n'était pas forcément
le bien venu; son humour et ses galéjades assommaient
la famille. Il n'en avait cure et, par jeu, avait invité
les voisins à partager l'apéritif du soir, puis
le dîner, avant d'entamer une partie de cartes passionnée.
Il s'agissait de deux hommes: Max, la cinquantaine, célibataire
endurci, était un richissime promoteur, et Paul, plus
jeune, partait en goguette comme il se plaisait à le
dire. En fait, il venait de divorcer et avait accepté
l'invitation de Max afin de se régénérer.
Après les adieux aux beaux-parents, suivis de peu par
le reste des invités, les trois acolytes terminèrent
leur partie effrénée avant de prendre congés.
Les deux hommes, ravis, nous firent promettre à mon
mari et moi de venir prendre l'apéritif dès
le lendemain midi. C'est alors que Marc éclata dans
une crise de jalousie que l'alcool et la fatigue décuplaient.
Je n'en revenais pas, et pour la première fois, me
révolta. Je lui avouais toute ma rancur et mon
ennui jusque là contenus. Mal m'en a prit, puisque
Marc me traitant d'égoïste. Je ne dormais pas
de la nuit. Et j'échafaudais ma vengeance. Puisque
Marc était jaloux, il allait être servi. Je ne comprenais plus Anne. Elle avait tout pour être heureuse; élevée dans un confort douillet, pouvant compter autant sur ses parents que sur les miens, et encore plus sur moi. Je l'avais épousé avec joie et confiance. Certes elle n'était pas particulièrement belle, si ce n'est son visage de poupée, ses yeux et longs cheveux noirs de jais. Elle était de petite taille, à peine le mètre soixante. Sa poitrine n'était pas particulièrement développée, contrairement aux hanches. D'ailleurs, elle s'en cachait. Sauf ce jour-là où elle portait un pantalon noir des plus moulants. Toute la journée, elle était restée en compagnie de cet idiot de Jo, riait de ses plaisanteries douteuses et pire que ça, de celles des deux voisins; Max, toujours aussi arrogant et moqueur, et cet écervelé d'avocat, incapable de gérer son couple. Je me rappelle encore de leurs regards lourds, de leurs sourires enjôleurs de leurs allusions. Et Anne s'amusait, rougissante, comme n'importe quelle fille quelconque. Et ce matin là, cette petite robe à fleurs, légère, courte, qu'elle portait pour aller les voir, juchée sur ses talons accrocheurs. Bien sûr, ma colère n'avait rien arrangé. D'habitude, elle se rangeait sagement à mes idées. Mais là, elle se révoltait. Si je n'avais pas promis cette invitation, il est certain que j'aurais remis Anne dans le droit chemin. Les deux jeunes blanc-becs sonnaient à l'entrée. Je les attendais sur le pas de la porte, un sourire malicieux aux lèvres. Marc était le fils de mes voisins, tout aussi suffisant qu'eux. Il se vantait de sa réussite professionnelle et l'étalait avec superbe et banalité, tout comme il affichait sa petite bourgeoisie avec sa femme. Jusqu'à hier, je devais reconnaître que cette petite oie blanche me laissait de glace. J'aime sexuellement les femmes et ce n'est pas ses manières timorées qui m'excitaient, plutôt le contraire. Seulement hier, j'avais découvert une jeune femme timide; totalement paralysée dans une éducation stricte. Et à la façon dont elle s'amusait, aux regards cramoisis mais enchantés qu'elle posait sur Paul et moi, je devinais un désir d'évasion. Sa confusion me séduisait, ses rougeurs m'égayaient, son regard gêné m'attirait. Son polo cachait une poitrine que j'imaginais petite, mais son pantalon moulant trahissait des hanches pleines, formées, féminines à souhait. Une croupe du diable sur un ange. Moi qui ne me complaisais qu'en compagnie de conquêtes faciles, belles et hardies, je discernais en Anne une jeune femme naïve et docile à façonner... à façonner à ma façon. En fait, mon sourire me venait à l'idée de la leçon que j'allais donner à Marc le prétentieux. Je les accueillais donc, vêtu en tout et pour tout d'un
mini-slip de bain noir. Sans être modeste, mon mètre
quatre-vingt-sept, mes quatre-vingt-dix kilos en imposent
déjà. Mes séances quotidiennes de musculation
m'entretiennent le corps, mais aussi permettent à mon
esprit de m'évader sereinement de mes affaires. Et
la bosse virile que le tissu moulait me ratifiait une différence
de taille avec le gringalet. Je jouissais de leurs surprises
à tous les deux et surtout de sa gêne à
elle. Sa petite robe lui allait comme un gant, même
si j'imaginais tout ce qu'il pouvait y avoir dessous. Je les
guidais jusqu'à la terrasse où le jovial Paul
les attendait. Celui-ci n'est pas mon avocat pour rien. Beau
parleur, ensorceleur, il trompait son monde de compliments,
d'humour et d'esprit. Sauf moi, qui le connaît depuis
maintenant dix ans, et sa femme, qu'il avait trompé
plus méchamment. Lui aussi était tombé
amoureux de la douce Anne. Bref, nous en étions au
troisième apéritif bien corsé quand nous
les invitâmes tout naturellement à partager le
repas qu'ils ne purent refuser, et au cinquième quand
nous entamâmes les entrées. Par connivence, nous
servions Anne raisonnablement, et Marc lourdement évidemment.
Le pauvre était blême. La belle n'en pouvait
plus de rougir, troublée par la verve de Paul et mes
yeux insistants. Après le déjeuner, nous nous
installâmes au bord de la piscine, sauf Marc qui voulait
partir, visiblement malade. C'est Anne, à notre surprise,
qui répondit: Je n'en revenais pas de la faiblesse de Marc. Lui qui m'avait
si ardemment démonté la vilenie des deux hommes
la veille, durant sa colère, me laissait seule en compagnie
des deux coquins. Il n'avait pas le courage de les affronter.
Si j'avais à peine remarqué leurs blagues et
regards la veille, Paul m'avait complimentée ouvertement
tout le repas, et Max m'avait dévorée des yeux
au plus profond de moi. Leur cour devenait de plus en plus
pressente. Etrangement, j'en étais ravie et je m'appliquais
juste à ne pas trop le paraître. Ils n'avaient
rien d'anges, ils me courtisaient même ouvertement: Dans la chambre de Max, je me déshabillais puis ouvris
le tiroir de la commode. Il n'y avait que deux strings de
bain, et un brésilien plutôt échancré.
Noir avec des fleurs roses, en lycra. J'avais été
folle d'accepter et j'étais prise au piège.
Je jugeais du bout des doigts le plus sage des maillots, coupa
ma respiration et finalement, l'enfila. Son amie devait être
plus mince que moi. L'élastique me mordait légèrement
les hanches. Je me regardai dans les quelques glaces de la
chambre, qui me renvoyait l'image d'une jeune femme quasiment
nue, les hanches larges, à peine cachées d'un
fin triangle noir et rose devant, et d'un encore plus petit
bout de tissu au-dessus de mes fesses. Folle, j'étais
folle. Je pris mes affaires en tire-bouchon et descendis,
marchant sur la pointe des pieds à l'approche de Marc,
endormi, affalé dans le canapé. Jamais je n'aurai imaginé m'assouvir à une telle
animalité. Max utilisait ma bouche à sa guise,
lisait dans mes yeux ma honte avec un sourire pervers et en
abusait avec ferveur. Cela dura de longs instants, au point
d'en avoir mal à la mâchoire et aux cheveux qu'ils
tenaient d'une main ferme. Je voyais sur son visage le plaisir
monter. Je me doutais bien qu'il souhaiterait se vider dans
ma bouche. En arriver là, quelle dépravation!
Je me reculais. Alors, sa poigne m'attira vers lui, sa main
m'emprisonna la nuque et me colla à sa verge. Si vous aussi vous avez une histoire à raconter,
écrivez-moi à : |
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